Incendie du Mess à Perpignan : des experts écartent la avenue criminelle, le bâtiment sera reconstruit à l’identique

Perpignan

Pyrénées-Orientales

Occitanie

C’est dans la nuit du 27 au 28 août dernier que le feu a totalement détruit l’ancien Mess des officiers de Perpignan. Le célèbre bâtiment abritait un restaurant et un glacier. Aujourd’hui, la société immobilière propriétaire du site attend le feu vert pour la amélioration. Ses experts ont exclu toutes origines suspectes ou criminelles du sinistre.

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L’incendie gigantesque a totalement ravagé l’intérieur de l’immeuble et détruit la totalité du toit. Les planchers en bois se sont effondrés et consumés et la charpente en métal a entièrement disparue, seule la structure reste visible.

Des charges de protection et de conservation, singulièrement un cerclage des murs pour éviter que l’édifice s’écroule, seront nécessaires avant toute intervention.

Il ne reste que le squelette du bâtiment construit en 1844. C’est un chantier monumental de 12 à 18 mois au moins qui s’annonce pour reconstruire le site à l’identique. On garde la façade et la même superficie. Ce n’est pas un bien classé aux Monuments historiques mais nous avons des obligations.

Me Maurice Halimi, avocat des propriétaires de l’ancien Mess de Perpignan.

Mais avant tout cela, il faut clore l’enquête et les investigations en cours, singulièrement celles de la police scientifique, et que le rapport soit transmis au procureur. Qu’un architecte travaille en accord avec les assurances pour le projet de réhabilitation et de amélioration du site et enfin qu’un permis de construire soit déposé et validé par la mairie. Cela devrait postulationr 18 à 24 mois.

Le coût des charges reste inconnu pour l’instant. En 2014, quand l’actuel propriétaire, une société immobilière, a racheté l’ancien mess des officiers à l’Etat, le bien s’était négocié à 1,2 million d’euros plus 200.000€ de frais.

L’origine de l’incendie ?

Lors d’une réunion qui s’est tenue le 9 septembre, les experts des assureurs du propriétaire ont conclu dans un premier rapport que la cause du sinistre n’était « ni suspecte, ni criminelle ». Ils écartaient toute « intervention d’un tiers » dans l’origine de l’incendie.

La thèse accidentelle est pour eux la bonne.

Il faut désormais attendre les conclusions officielles des experts de la police scientifique. Leurs investigations sont toujours en cours et le rapport final n’a donc pas été transmis au Parquet.

« Je suppose qu’ils recherchent des traces de matériaux inflammables ou accélérants. Des choses qui n’ont rien à faire dans les décombres. Mais étant donné l’état des lieux, tout est calciné, cela postulation du temps » explique l’avocat.

L’incendie n’a fait aucune victime mais les dégâts matériels sont considérables. Les deux commerces de l’immeuble totalement dévastés sont fermés sine die et leurs employés sont au chômage technique.

Les pompiers ont lutté contre les flammes toute la nuit.

© SDIS66