trois raisons de faire une pause dans la Ville éternelle cet été

De nouvelles adresses qui bousculent l’hôtellerie et une riche programmation culturelle à la villa Médicis… Rome réinventée en trois quartiers.

Mont Pincio : villa mythique et artistique

Perchée sur les hauteurs de Rome, la villa Médicis impose par sa beauté et son riche passé. La magie opère le soir, au détour du petit bois (bosco), quand un bruissement de feuilles évoque le passage furtif d’un fantôme ou deux. Ils sont sans doute nombreux ici. Parmi les anciens directeurs, Ingres et Balthus ont laissé des traces indiscutables. Depuis 2020, Sam Stourdzé a pris les rênes de cette maison après six ans à la tête des Rencontres de la photographie d’Arles. « La villa Médicis est une résidence d’artistes pluridisciplinaires qui offre un temps libre et désintéressé à la création. Sa mission est aussi la valorisation de son patrimoine et le rayonnement culturel », souligne-t-il.

Pour cet été, trois expositions : « Ecco » (jusqu’au 8 août) présentant le travail des 16 artistes en résidence ; « Art » (jusqu’au 19 septembre) de Mircea Cantor ; enfin, « Villa Toiletpaper & Martin Parr » (jusqu’au 31 octobre). « Cette dernière offrira un choc visuel entre le jardin Renaissance et l’iconographie pop et trash de Martin Parr et de Maurizio Cattelan. » La saison se terminera par la première édition du Festival de film de la villa Médicis (15-19 septembre), dont la programmation est en cours. Pas de doute, la villa Médicis revit.

Pour sentir battre son cœur, les plus chanceux pourront peut-être y dormir. À condition de faire preuve de patience et de persistance. Comptez au moins quatre mois à l’avance pour obtenir la clé d’une chambre « classique » dans l’un des anciens appartements de résident ou sur une annulation de dernière minute. Les chambres « historiques », aux peintures de Jacopo Zucchi et au mobilier imaginé par Balthus, sont rarement proposées. Mais tous les rêves sont permis à la villa Médicis.

Villa Médicis (Tél. : 00 39 06 67 61 311). Nuit à partir de 250 €.

Parioli : style seventies revisité

The Hoxton Rome reprend les codes des années 1970. SDP

À peine ouvert, The Hoxton Rome (192 chambres) résonne déjà des rires d’une jeunesse internationale branchée. Derrière une façade des années 1970, la décoration reprend les codes de cette époque, jouant allègrement avec les matières : cuir, terrazzo et marbre pour le rez-de-chaussée où se trouve l’agréable lounge-bar-restaurant. Un espace difficile à quitter de par l’ambiance peps à souhait.

The Hoxton Rome (Tél. : 00 39 06 94 50 27 00). À partir de 149 € la chambre double.

Prati : dolce vita bariolée

Mama Shelter Roma multiplie les clins d’œil à l’Italie d’hier et d’aujourd’hui. Francis Amiand

Sur la rive droite du Tibre, à deux pas du Vatican, le nouveau Mama Shelter Roma (ouvert le 1er juillet) passe les grands classiques de la ville dans son joyeux kaléidoscope. Clins d’œil aux pâtes, foot, Vespa, gladiateurs, architecture antique… Dans un amusant maelström. Les 217 chambres se drapent dans des tonalités vert pistache et rose latte, dignes de glaces italiennes. Le groupe hôtelier inaugure ici son premier espace bien-être. Piscine, sauna, hammam, colorés et graphiques, revisitent la tradition des thermes romains à la mode du XXIe siècle. Jardins d’été et d’hiver, rooftop, pizzeria… Un lieu plein de sourires.

Mama Shelter Roma (Tél. : 00 39 06 45 49 55 75). À partir de 129 € la chambre double.