Toulouse : ils frappent et menacent de violer un homme handicapé

l’essentiel
Deux individus, recherchés depuis le mois de mars pour tentative d’extorsion avec arme sur personne vulnérable à Toulouse ont été interpellés par la police en début de semaine . Un troisième agresseur est toujours recherché.

Un homme de 37 ans, schizophrène, a été agressé à son domicile du quartier Bagatelle, à Toulouse, début mars par trois individus. Les soucis de la victime ont commencé quand elle a vendu un téléphone portable à un homme qu’il connaît. La transaction s’est déroulée sans soucis, du moins jusqu’en février. À cette époque, l’acheteur a porté « réclamation », estimant que le téléphone vendu était volé. Et très vite, il a réclamé un dédommagement financier.
Sous son insistance, la victime a fini par lui verser 50 € au mois de mars, par peur de représailles. Quelques jours plus tard, une autre connaissance s’est présentée à sa porte. Sans se méfier, l’homme handicapé a ouvert, et un flot de violence s’est alors abattu sur lui. Trois hommes, dont l’acheteur du téléphone, sont entrés dans son appartement toulousain, et ont refermé la porte derrière eux. La victime a été rouée de coup, puis menacée avec une serpette pour lui faire signer une cession de son véhicule. N’obtenant rien de lui, ses trois agresseurs auraient alors commencé à le déshabiller et l’auraient menacé de le violer avec un manche à balai…
Des bruits dans les parties communes de l’immeuble ont mis en fuite ces individus qui ont soudainement quitté les lieux. Traumatisée, la victime s’est rendue à la police pour porter plainte. le légiste qui l’a examiné lui a accordé trois jours d’incapacité totale de travail.

Un des suspects se trouvait déjà en prison

Saisis de l’enquête, les agents de l’unité des atteintes aux biens de la Rive gauche de Toulouse sont parvenus à identifier deux suspects en sortant de leurs archives des photos. La victime a alors reconnu un de ses agresseurs. Âgé de 35 ans, cet ancien toxicomane « en voie de réinsertion », affirme son avocate Me Sarah Nabet-Claverie serait défavorablement connu des services de police. Convoqué par les enquêteurs, il a été auditionné en garde à vue. La poursuite des investigations a permis de soupçonner un deuxième individu. Sa localisation a été plus simple : il se trouvait la maison d’arrêt de Foix. Il a été extrait mercredi et placé en garde à vue. Et si le premier individu a reconnu son implication dans cette agression, le second, âgé de 33 ans et défendu par Me Christian Etelin a nié en bloc. Et tous les deux affirment en revanche que les accusations de tentative de viol n’existent que dans la tête de la victime. Le parquet a pourtant décidé de renvoyer ces deux hommes devant le tribunal correctionnel pour être jugé en comparution immédiate. Quant à l’acheteur du téléphone, qui pourrait se trouver à l’origine de ces violences, il n’a pour l’instant pas été interpellé.