Tokyo, la machine à merveilles

À L’HEURE DES JO (3/4) – Si le maître mot de notre époque est celui d’« expérience », Tokyo en est la capitale mondiale. On peut tout essayer, tout manger, tout vivre dans cette ville qui ne dort jamais, où même la routine est un voyage. Reportage.

Tokyo est la plus modeste des mégalopoles. Peu de grands immeubles dans cette ville pour l’essentiel horizontale. Beaucoup de parcs et de jardins. Pas d’odeur dans ces rues propres comme un sou neuf. Pas de bruit non plus, pas même des voitures, pour la plupart hybrides. Pas de pollution. Pas d’insécurité, comme en témoignent les milliers d’enfants en bas âge qui, à la sortie des classes, rentrent chez eux seuls en métro. On conseillerait presque au touriste d’égarer sciemment un objet de valeur pour connaître l’expérience, comme tant de voyageurs, de se le voir restitué avec les plates excuses de la police locale.

« Tokyo n’est pas une ville. C’est une machine », disait l’écrivain-voyageur américain Paul Theroux. C’est un compliment. La plus grande métropole du monde fait penser à une montre de collection, composée de millions de pièces en mouvement perpétuel et parfait. En physique, les hypothèses ont lieu « dans un monde sans frottements » : telle est Tokyo. Les trains,

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