Picardie : le cofondateur d’un clan néo-nazi incarcéré pour « violences aggravées »

l’essentiel
Jérémy Mourain, le cofondateur du clan néo-nazi des « Loups blancs », a été mis en examen pour « violences volontaires aggravées » et placé en détention provisoire, soupçonné d’avoir blessé quatre personnes notamment avec un fusil à Gauchy (Aisne), a-t-on appris mardi auprès du parquet de Saint-Quentin.

Le 14 juillet, « une altercation a eu lieu entre un groupe de jeunes et un autre individu » à Gauchy, et, le lendemain, à la suite de cette altercation, « il y a eu un règlement de comptes » avec « des coups de feu », a indiqué à l’AFP le parquet, confirmant une information du Courrier Picard et de l’Aisne Nouvelle. L’auteur présumé de ces coups de feu, Jérémy Mourain, « a été mis en examen pour violences volontaires avec armes », de type « fusil » et « couteau », et placé en détention provisoire samedi a précisé le parquet qui fait état de « quatre victimes » dont le pronostic vital n’est pas engagé. 
Selon cette source, « aucun critère raciste » n’a été retenu à ce stade. 

Selon la presse locale, citant des témoins, des insultes racistes auraient été proférées par l’auteur présumé. Chef du clan néo-nazi des « Loups blancs », Jérémy Mourain avait été condamné en 2017 à neuf ans de prison par le tribunal correctionnel d’Amiens lors d’un procès où comparaissaient dix-huit prévenus pour organisation ou participation à un groupe de combat, association de malfaiteurs ou encore violences.

Créé début 2013 à Ham (Somme), le WWK (« White Wolves Klan ») est né sur les cendres de Troisième Voie, autre groupuscule qui avait à sa tête Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), et mentor de Jérémy Mourain. Cette organisation avait été dissoute en juillet 2013 par décret du gouvernement après la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric en juin 2013 à Paris, suite à une rixe dans laquelle étaient impliqués certains de ses membres.