Malgré les controverses, le glyphosate pourrait être autorisé en Europe après 2022

DÉCRYPTAGE – Utilisé pour lutter contre les mauvaises herbes, il a été classé comme «cancérogène probable» en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer.

Le glyphosate de nouveau dans le collimateur des autorités sanitaires. Dans une expertise rendue publique mercredi, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui a analysé l’ensemble de la littérature scientifique disponible sur l’exposition à cet herbicide, conclut «à l’existence d’un risque accru de lymphomes non hodgkiniens (cancers du système immunitaire) avec une présomption moyenne de lien». Leur analyse est notamment fondée sur des études de cohortes aux États-Unis, en Suède ou en France ; mais les résultats très hétérogènes en fonction des populations étudiées ne permettent pas à l’Inserm de confirmer une «présomption forte» de ce lien. D’autres surrisques sont également évoqués pour le myélome (cancer qui se développe dans la moelle osseuse) ou les leucémies, mais les résultats sont moins solides («présomption faible»).

Mais le débat est loin d’être clos. Le glyphosate, utilisé en agriculture et en horticulture pour lutter contre les mauvaises herbes,

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