Disparition de Delphine Jubillar : « des indices graves et concordants permettent de penser que son mari Cédric est impliqué » selon la justice

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La chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse a rendu ce jeudi matin sa décision concernant la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar : le mari de Delphine Jubillar restera en détention provisoire.

Corinne Chassagne, la présidente de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse a justifié le maintien en détention en évoquant des « indices graves et concordants qui permettent de penser que Cédric Jubillar est impliqué dans le meurtre de sa femme Delphine Jubillar », lors de l’annonce de l’arrêt de la chambre.

Soupçonné du meurtre de son épouse, Cédric Jubillar, peintre plaquiste de 33 ans avait demandé sa remise en liberté et clame toujours son innocence.

Une décision qualifiée de « logique au regard du dossier » par Me Nakache Haarfi, avocat de la famille de Delphine Jubillar, avec Me Jean Luc Forget.

« Que notre client soit réentendu »

Les avocats du mis en cause ont déclaré à l’issue de cette décision qu’ils allaient « faire des demandes d’actes rapidement. Il y a des pistes non explorées et on va demander aux magistrats instructeurs à ce que notre client soit réentendu ».

Ses avocats avaient tenté mardi, à l’occasion de l’audience portant sur cette remise en liberté, de démonter toutes les pièces de l’accusation qu’ils jugent « fragiles et parfois mensongères ».

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Mais pour l’avocat général, Bernard Lavigne, « la nécessité de protéger les indices et éléments de preuve », dans une enquête « qui ne fait que commençait », justifiait le maintien en détention de Cédric Jubillar. Une détention qui pouvait par ailleurs « protéger » Cédric Jubillar « du pouvoir de nuisance des réseaux sociaux ».