Castres : après l’incendie de l’Orient Express, « c’est dur, très dur »

« On a eu les deux ans de travaux sur la place, puis le Covid, et maintenant ça… C’est dur, très dur. » Devant son établissement, ravagé par les flammes il y a une semaine, Emrah Akar lutte pour garder le moral. Le patron de l’Orient Express, restaurant situé sur la place Soult à Castres, revient sur le sinistre : « Nous avons procédé à la révision de notre matériel dans la matinée. Ensuite, nous avons démarré la friteuse en vue du service, et celle-ci a pris feu. On ne sait toujours pas comment ni pourquoi, les experts sont en train d’y travailler. Mais l’important c’est que tout le monde aille bien. Et ça, c’est grâce à l’intervention des pompiers et parce que toutes les normes de sécurité étaient respectées à l’intérieur. »

« Nous reviendrons plus forts »

Si l’incendie spectaculaire n’a pas endommagé les bâtiments voisins, toutes les salles du restaurant sont toutefois touchées par la suie. Et si les assurances prennent en charge les dégâts, ceux-ci pourraient durer jusqu’à dix mois, une éternité pour le restaurateur qui dirige l’établissement depuis douze ans : « Qu’est-ce qu’on va faire nous pendant tout ce temps ? Nous, on ne sait pas faire autre chose que bosser. C’est pour ça qu’on se lève. Ça va prendre du temps, mais nous reviendrons plus forts. »

Les habitués de l’Orient Express devront faire preuve de patience avant de retrouver le chemin des tables. Mais en attendant, ce ne sont pas les marques de soutien qui manquent : « Évidemment nos proches nous ont écrit, mais les autres commerçants de la place Soult sont venus en personne nous apporter leur soutien et proposer de l’aide. On reçoit énormément de messages de soutien, et ça fait chaud au cœur. »