Aveyron : deux hommes mis en examen pour assassinat après la mort d’un Tarnais de 31 ans

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Le corps du Tarnais avait été retrouvé le 26 juin dans l’Alzou en Aveyron. L’autopsie avait révélé qu’il avait été roué de coups puis noyé. Les enquêteurs ont réussi à identifier plusieurs suspects dont deux hommes qui ont été mis en examen vendredi 2 juillet. 

L’enquête se poursuit depuis la découverte du corps d’un homme de 31 ans, le 26 juin, dans l’Alzou en Aveyron, rapporte Centre Presse Aveyron. Deux hommes ont été mis en examen ce vendredi 2 juillet et le mobile se dirige vers une potentielle affaire de mœurs à teneur homosexuelle. 

Samedi 26 juin, le corps d’un homme d’une trentaine d’années avait été découvert par des riverains de Villefranche-de-Rouergue qui avaient donné l’alerte voyant le corps sur la berge à moitié immergé dans l’eau. Les gendarmes de la compagnie de Villefranche avaient constaté le décès. Une enquête avait alors été ouverte.

La victime vivait à Albi

Le travail des enquêteurs a permis d’identifier la victime, Hadrien Grand, un homme de 31 ans vivant à Albi dans le Tarn. L’autopsie a permis aux enquêteurs de savoir qu’il était mort noyé après avoir subi des violences. Le parquet a donc ouvert une enquête pour homicide. 

Selon Centre Presse Aveyron, la victime était en conflit avec deux hommes tous les deux originaires de Villefranche-de-Rouergue, âgés de 27 et de 50 ans, qui ont été déférés jeudi 1er juillet, en compagnie d’un troisième protagoniste, devant le pôle criminel de Montpellier chargé des enquêtes sur les crimes en Aveyron. Les deux premiers ont été mis en examen pour assassinat et écroués ce vendredi 2 juillet. Le troisième est lui poursuivi pour non-assistance à personne en danger et a été remis en liberté.

Roué de coups puis noyé par les deux hommes

Si les circonstances du drame sont encore incertaines, il semblerait que les deux mis en examen aient demandé au troisième d’attirer la victime sur les bords de l’Alzou prétextant un barbecue. au cours de la soirée très alcoolisée, les choses auraient dégénéré. Les deux hommes auraient passé à tabac la victime avant que l’un d’entre eux ne noie le trentenaire. 

Le troisième homme mis en examen pour « non-assistance à personne en danger », était toujours sur place et ne serait pas intervenu pour aider la victime, sans qu’elle ne se mêle pour autant au crime. Un couple, également présent ce soir-là, a lui été entendu par les gendarmes, mais rapidement mis hors de cause car ils avaient quitté les lieux avant les faits.

L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances et rôles exacts des différents protagonistes et le mobile. Il semblerait qu’un conflit de mœurs, a priori de teneur homosexuelle, en soit à l’origine.