Heurts à Paris en marge de la Ligue des champions, 151 personnes en garde à vue

Ils rêvaient d’une grande fête, leur déception est immense : les supporters du PSG ont assisté à la défaite de leur équipe en Ligue des Champions dimanche soir, tandis que la fin de la soirée a été marquée par des échauffourées entre des groupes de jeunes et la police. 151 personnes, dont 49 mineurs, étaient ce lundi en garde à vue après les violences et les pillages qui ont eu lieu essentiellement dans le quartier des Champs-Elysées, a annoncé le parquet de Paris. 

Les gardes à vue ont été ordonnées principalement pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », « outrages », « vols aggravés » et recel, ainsi que pour des « dégradations », des « participations à un groupement en vue de commettre des délits » ou des « participations à un attroupement après sommations de se disperser », a précisé le parquet. 

Gaz lacrymogènes contre pétards et feux d’artifice

Autour du stade, tout au long du match, des affrontements ont eu lieu entre les forces de l’ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes face à des supporters armés de pétards et de feux d’artifice. Après le match, les tensions sont encore montées d’un cran et des heurts ont eu lieu dans le secteur des Champs-Elysées, où des véhicules ont été incendiés, des vitrines cassées et des magasins vandalisés.  

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« Il est 01h00 : à compter de cette heure, toutes (les) personnes se rassemblant sur le secteur des Champs-Élysées seront verbalisées, en vertu de l’arrêté d’interdiction du préfet de Police », a tweeté la préfecture de police. 

151 gardes à vue

Peu avant, des groupes de jeunes continuaient à affronter la police à coups de jets de bouteilles en verre et de tirs de mortiers d’artifice. Les forces de l’ordre ont utilisé gaz lacrymogènes et lanceurs de balle de défense (LBD), tandis qu’autour du parc des Princes, dès la fin du match, dépités par la défaite de leur équipe, des supporters ont attaqué les balustrades entourant le chantier de rénovation de la fontaine de la porte de Saint-Cloud, avant d’être stoppés par des jets de gaz lacrymogène. 

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a estimé dès les premiers heurts qu’il s’agissait de « débordements inadmissibles ».  

D’après le parquet de Paris, 151 personnes étaient en garde à vue ce lundi « pour dégradations ou violences après la défaite du PSG ». Lundi matin, Gérald Darmanin avait évoqué 148 interpellations dont 108 gardes à vue. « La sauvagerie de certains délinquants cette nuit : 16 agents des forces de l’ordre blessés, 12 magasins attaqués, une quinzaine de véhicules dégradés. Merci aux forces de l’ordre de leurs interventions : 148 interpellations dont 108 gardes à vue à la disposition de la justice », avait-il commenté dans un autre tweet. 

Il y a par ailleurs eu « 404 verbalisations pour non-port du masque sur secteur de port obligatoire », a ajouté la préfecture de police de Paris. Un bar a notamment été évacué et fermé près des Champs-Élysées. 

À Marseille, la fête et quelques incidents

À Marseille, autre ambiance : les supporters de l’OM ont explosé de joie après la défaite du PSG, leur rival historique.  

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Mais selon La Provence, la fête a été gâchée par « quelques incidents sur la Canebière », lorsque des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et des jeunes qui voulaient « manifestement en découdre avec la police ». Des poubelles ont été incendiées et des projectiles « lancés sur les forces de l’ordre », qui « ont riposté avec des jets lacrymogènes ». 

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